Les coulisses du programme

Comment ça se passe dans les coulisses pour créer le programme de LKFR ?
Et bien c’est simple ou en tout cas on essaye de faire simple sachant qu’il y a des principes en amont :
66% CFP, 50% NEW, 50% INTL

Apprendre est le maitre mot de la conférence, nous souhaitons donc avoir les personnes idoines pour parler des sujets qui nous intéresse. Et donc si la personne en question est étrangère, c’est bien elle que l’on ira chercher et pas un français pour faire la traduction. A LKFR, nous avons donc 50% de sessions en anglais. Comme notre public est francophone, nous ne voyons pas l’intérêt de faire 100% en anglais. Nous avons aussi une limite budgétaire car nous défrayons la plupart des speakers étrangers.

– Est ce que chaque année j’arrive à me renouveler et à apporter plus chaque année ? Nous y croyons moyen et nous partons sur un renouvellement minimum de 50% d’une année sur l’autre. Nous n’avons pas le chiffre exact pour cette année, mais nous y serons. Du sang neuf, du sang neuf pour une bonne oxygénation.

– Nous ne pratiquons pas de discrimination positive. Nous n’avons de positionnement ni politique ni commercial. Le programme représente l’univers dans lequel nous travaillons. Par exemple, être partenaire ne donne pas automatiquement le droit à un slot. Nous sommes une conférence Lean Kanban mais nous ne faisons pas partie de Lean Kanban University et nous souhaitons garder cette indépendance.

Ensuite il y a deux canaux de distribution :

1. Nous allons chercher les speakers. Nous sommes plus en train de parler des speakers internationaux et là c’est en fonction de ce qui nous semble être le plus enrichissant pour les participants. Nous passons donc un temps certain en veille que ce soit suivre les autres conférences, les livres ou les posts de blog. Un peu de pub au passage, nous avons un faible certain pour la conférence Agile on the beach. Nous sommes à l’écoute de propositions qui sont cependant très rares. C’est plus le réseau des membres de l’équipe d’organisation sachant que l’on s’y prend très tôt voir des années à l’avance avec une certaine opiniâtreté. Cela fait deux ans que nous demandons à Christophe Achouiantz de venir et cette année il peut. :-) Cela fait deux ans que l’on se rate avec Jim Benson et cette année c’est bon. Pour l’année prochaine, nous verrions bien Derek Huether de par ses posts sur twitter. Et bien nous allons commencer dès maintenant…

2. Le CFP. Nous essayons d’appliquer les principes Kanban avec du flux. Nous avons repris le processus de sélection des innovations chez Jimdo. Nous essayons de répondre rapidement un oui ou un non et nous sommes plus lents lorsque l’on hésite. Nous avons reçu des propositions que je qualifie de farfelue style ’80s Babies: Designing with the 80s in Mind’ d’une personne de Washington DC et d’autres que nous prenons facilement comme le rex de la BBC. Quasi systématiquement nous demandons à voir des supports ou des vidéos que le speaker a déjà fait. Quand c’est possible, nous avons aussi pris un café avec le speaker pour qu’il nous explique de vive voix ce qu’il veut faire (salut Christophe :-)).

Le principe de renouvellement souhaité nous pousse à demander aux speakers de répéter avec nous ou autres pour aller vers le niveau de qualité / exigence que l’on souhaite pour la conférence. En tant qu’organisateurs, notre objectif est d’avoir 50% de sessions de grande qualité. Nous prenons des risques en allant chercher des speakers intéressants mais pas nécessairement si connus que cela et donc nous aurons des ‘ratés’. Nous pourrions prendre des sessions déjà vues et revues, mais dans ce cas les participants n’apprendront rien et donc ça c’est pas possible. Il en faut par contre pour tous les gouts et nous sommes preneurs de sessions à destination d’un public débutant. Nous ne cherchons pas que des sujets improbables pour ne pas dire barrés. Nous attachons de l’importance au fait que les participants puissent ressortir de la session avec quelque chose si possible actionable.